Le Quotidien du LABEX


LES BOURSES DU LABEX CORAIL
FRÉDÉRIC BERTUCCI
Post-Doctorant | Université des Antilles (UA), Guadeloupe | 2019-2020
Responsable(s) : Malika René Trouillefou, Maître de Conférences, Université des Antilles (UA), et David Lecchini, Directeur d'Études, École Pratique des Hautes Études (EPHE)/CRIOBE USR 3278 PSL Université Paris : EPHE-CNRS-UPVD

En 2019, le LabEx CORAIL a octroyé une bourse post-doctorale au projet EMuL (Etude multi-disciplinaire du littoral ultramarin face aux pressions anthropiques) utilisant l’acoustique passive afin de caractériser l’impact de l’aménagement du littoral dans l’Outre-mer.

OBJECTIF : Le projet EMul a pour but d’étudier l’effet des activités anthropiques sur les indices acoustiques présents dans les environnements sous-marins, en lien avec la qualité du recrutement larvaire et la diversité ichtyologique de Guadeloupe.

LA RECHERCHE : Accueilli au sein de l’Unité BOREA à l’Université des Antilles en Guadeloupe, Frédéric Bertucci (post-doctorant UA-EPHE) pose régulièrement ses micros dans différents habitats du littoral guadeloupéen (mangroves, récifs, herbiers, ports …) afin d’enregistrer et décrire leurs dynamiques acoustiques. En parallèle et afin de pouvoir identifier le maximum d’espèces vocales présentes sur le littoral, il enregistre de nombreuses espèces de poissons en laboratoire. A ce jour, près d’une dizaine d’espèces de la caraïbe ont été enregistrées et permettent de rendre compte pour la première fois de la diversité acoustique de cette région ultramarine française.

L’écologie acoustique fournit ainsi de nouveaux indicateurs pour juger de la qualité des habitats sous-marins du littoral. A plus long terme, les résultats de ces études contribueront à mieux penser la planification spatiale et plus largement l’aménagement du territoire, en préservant la biodiversité marine dans l’Outre-mer français.

En 2020, Mlle Anaïs Hillion, étudiante en 1ere année du Master BEE de l’Université des Antilles effectuera un stage de 6 semaines (Janvier-Février) dans le cadre du projet afin d’étudier 2 sites de Guadeloupe. Elle sera rejointe par Mlle Céline Greeven, étudiante en 2e année de Master à l’Université de Liège qui s’intéressera durant 5 mois (Fevrier-Juin) aux poisons coffres dans la cadre de son mémoire de fin d’études.

LE ROLE DU LABEX : Ce financement permet pour la première fois de mener des études d’écologie acoustique dans la caraïbe francophone et permet une collaboration entre 2 régions de l’Outre-mer : la Guadeloupe et la Polynésie française. Ce projet inter-régions du LABEX a permis outre le partenariat nouveau entre organismes (Unité BOREA et CRIOBE) et chercheurs du LABEX (Pr. Claude Bouchon, Dr. Malika René-Trouillefou, Pr. David Lecchini), d’initier de nouveaux partenariats sur le territoire de Guadeloupe et de structurer de nouveaux projets collaboratifs. Parmi les partenariats initiés dans le cadre du projet EMuL figurent l’Aquarium de Guadeloupe (Thomas Godoc), le BRGM (Ywenn De La Torre), l’association Kap Natirel (Océane Beaufort) auxquels pourrait s’ajouter le Parc National de la Guadeloupe.

Le projet EMuL a également participé à la diffusion des connaissances et des actions du LABEX vers le grand public, à la fois vers des élèves de Terminale Scientifique, lors de la semaine du développement durable du lycée Gerville-Réache de Basse-Terre (19 février 2019) ou lors des 2nde rencontres scientifiques organisées par la Région Guadeloupe (17-18 janvier 2019) à l’Université des Antilles.

Les premiers résultats ont été présentés lors d’une communication orale lors du « Caribbean Scientific Innovation Meeting » qui s’est déroulé du 19 au 22 Octobre 2019 à l’Université des Antilles en Guadeloupe. Une autre communication orale s’effectuera lors du colloque « Vulnérabilités du Patrimoine Récifal » organisé à Montpellier du 10 au 12 Décembre 2019.

Crédit images : P.Y. Pascal

Contact : Fréderic Bertucci
SiteWeb :  sites.google.com/view/fredericbertucci

 



Présentation LabEX CORAIL
LabEx CORAIL : Les récifs coralliens face au changement global de la planète
Décembre 2018

Le 18 décembre, à la Maison des Océans à Paris, lors d'un événement organisé par le LabEx CORAIL en partenariat avec l'Institut océanographique, la Fondation Albert Ier, Prince de Monaco et l'Université de recherche PSL, près de 300 personnes se sont réunies pour célébrer les récifs coralliens. L'événement a également marqué la clôture officielle de l'Année Internationale des Récifs Coralliens, en France.

Lors de l’événement, les principales réalisations du LabEx CORAIL (2010-2017) ainsi qu'un grand nombre des travaux de recherche LabEx financés ont été présentés. Cliquez ici pour voir la présentation dans son intégralité.



LES BOURSES DU LABEX CORAIL
PAULINE FEY
Doctorante | Université de Nouvelle Caledonie | CRIOBE | 2015-2018

Le LabEx CORAIL a octroyé en 2015 une bourse au projet de thèse RETROMAR portant sur l’étude de l’écosystème corallien des îles Marquises, en Polynésie française.

OBJECTIF : L’objectif principal de cette thèse est de caractériser le fonctionnement des réseaux trophiques côtiers marquisiens par une approche multi-traceurs (isotopes stables, acides gras marqueurs trophiques et isotopie sur composés spécifiques).

LA RECHERCHE : Dans ce cadre deux missions d’échantillonnage ont été réalisées sur l’île principale de l’archipel des Marquises: Nuku Hiva. Nuku Hiva présente l’avantage d’être positionnée dans la zone des Marquises où les processus physiques et biologiques sont généralement les plus intenses. Les eaux de surface y sont mieux mélangées, plus riches en éléments nutritifs et ont des concentrations en Chl-a (proxy du phytoplancton) en moyenne trois fois supérieures que la zone sud. Cette île présente également, avec Ua Huka, les plus grandes diversités en espèces pour la flore marine benthique.

Concernant les poissons côtiers, la diversité, la structure de taille et la structure trophique sont relativement similaires d’une île à l’autre et donc d’une région à l’autre. Les abondances sont toutefois plus fortes au nord de l’archipel et notamment autour des grandes îles. Ainsi, bien que l’étude d’une seule île ne permette pas de faire de projections précises sur l’ensemble de l’archipel, les caractéristiques évoquées précédemment font de Nuku Hiva un excellent modèle pour l’étude des relations trophiques du système côtier marquisien.

Les deux missions, l’une en août 2016 et la seconde en mars 2017, ont permis de collecter 2527 échantillons appartenant à différents compartiments trophiques.

LE ROLE DU LABEX : Ce projet, supporté financièrement par le LabEx, a permis de travailler et collaborer avec plusieurs scientifiques issus de différents laboratoires et institutions partout dans le monde: Université de la Nouvelle-Calédonie (UNC), EPHE-CRIOBE, Université de la Polynésie Française (UPF), IRD nouméa et Tahiti, Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN), University of California-Davis, Université de La Rochelle LIENSs, Ifremer, Institut Méditerranéen d’Océanologie (MIO) Aix Marseille.

Ma thèse en 180 secondes



LES BOURSES DU LABEX CORAIL
HENDRIKJE JORISSEN
Doctorante | EPHE (CRIOBE) | 2016-2019

En 2016, le LabEx CORAIL a octroyé une bourse doctorale au projet CORALINE portant sur l’étude des algues corallines et de leur importance pour le recrutement corallien à Moorea, en Polynésie française.

OBJECTIF : Le projet CORALINE a pour but de comprendre l’association intime algue coralline - corail.

LA RECHERCHE : Les algues corallines sont, après les coraux, les deuxièmes bâtisseurs des récifs coralliens. Pourtant, leur rôle est loin de se limiter à la construction de l'édifice corallien; elles pourraient avoir un rôle-clé comme attracteur de larves de coraux et contribuer à l’ensemencement du microbiome de ces derniers lors des premiers stades de vie. Le projet propose d’unir observations sur le terrain, expériences en laboratoire et techniques de pointe en génétique, microbiologie et écologie chimique et métabolomique environnementale pour caractériser la nature de l’interaction microbienne et chimique entre ces deux holobiontes.

Le projet s’intéresse également aux effets de l’acidification des océans en collaboration avec le projet ACID REEFS financé par la Fondation de France. Si l’augmentation de la température de l’eau de mer a des effets dévastateurs sur les récifs coralliens, il existe aujourd’hui un autre problème : l’acidification des océans (AO). En fragilisant le squelette des algues corallines et en modifiant leurs caractéristiques microbiennes et chimiques, l’AO pourrait entraîner un affaiblissement des structures coralliennes édifiées et une chute du recrutement corallien autour des îles tropicales et avoir des répercussions sur la biodiversité de ces écosystèmes et leurs services associés.

La doctorante Hendrikje Jorissen (EPHE), supporté financièrement par le LabEx, et l’ingénieur d’étude Yann Lacube (CNRS), soutenu par le projet ACID REEFS, travaillent sur ces sujets. Ils sont accompagnés par Anaïs Martin (étudiante à Paris Descartes) et Rachael Lamore (étudiante à California Polytechnic University). L’équipe a déjà passé plus que deux mois sur le terrain et ils ont collecté plusieurs espèces d’algues corallines. Celles-ci sont acclimatées dans des mésocosmes et exposées à différentes concentrations de CO2 dans les laboratoires du CRIOBE. Les expériences vont durer plusieurs mois au cours desquels les algues corallines seront mises en présence de larves de coraux. Des échantillons seront prélevés au cours des expériences et analysés en métropole.

LE ROLE DU LABEX : En plus de soutenir une équipe de recherche et de permettre la formation d’une jeune doctorante, le LabEx CORAIL va ouvrir de nouvelles portes sur la structuration et le fonctionnement des récifs coralliens et les effets des changements globaux sur les interactions entre organismes.